Le scan au géoradar (GPR) avant un percement ou un sciage de béton est souvent perçu comme une dépense superflue. « On va y aller doucement », « ça fait 20 ans que je fais ça », « il n'y a rien là-dedans »… les justifications pour l'éviter ne manquent pas.
Et puis il y a des situations comme celle-ci.
Un cas réel : carottage sans scan
Sur ce chantier, un entrepreneur a refusé le scan avant de procéder au carottage d'une colonne de béton. Résultat : la carotte a traversé directement le conduit électrique principal alimentant la bâtisse. Les fils étaient exactement à l'endroit prévu pour le percement.
Les conséquences potentielles
Les conséquences d'un tel incident sont multiples :
- Électrocution du travailleur — risque de blessure grave ou mortelle
- Arrêt complet de l'alimentation électrique du bâtiment
- Dommages à l'équipement de carottage
- Reprise des travaux électriques par un maître électricien
- Délais supplémentaires sur l'ensemble du chantier
- Réclamations d'assurance et responsabilité civile
Le vrai calcul : prévention vs réparation
Le coût d'un scan ? Quelques centaines de dollars et une trentaine de minutes sur le chantier.
Le coût d'un accident comme celui-ci ? Facilement plusieurs milliers de dollars — sans compter le risque de blessure grave ou mortelle pour l'opérateur.
Le scan n'est pas une option de luxe
C'est une mesure de prévention qui protège les travailleurs, le budget du projet et l'échéancier des travaux. Il permet d'identifier la position des armatures, des conduits électriques, de la post-tension et de la plomberie encastrée avant qu'il ne soit trop tard.
Percer ou scier du béton sans savoir ce qu'il contient, c'est jouer à la roulette. Et sur un chantier, personne ne devrait jouer.


